
Fuya Fuya
Fuya Fuya
Caldeira du complexe volcanique de Mojanda à 17 km d'Otavalo, le Fuya Fuya combine ascension d'altitude, trois lacs de cratère et paysages de páramo.
Le Fuya Fuya est une caldeira d'ancien volcan située à 17 km au sud d'Otavalo, dans le nord des Andes équatoriennes. Il fait partie du complexe volcanique de Mojanda, un ensemble de 5 km dominé par trois lacs de cratère et un écosystème de páramo. Son altitude modérée et ses sentiers balisés en font une randonnée prisée pour s'acclimater avant d'aborder des sommets plus exigeants.
Pourquoi visiter le Fuya Fuya
Le Fuya Fuya réunit trois atouts qui justifient le détour depuis Otavalo. D'abord, son sommet (environ 4 263 m) reste accessible aux marcheurs en bonne condition, sans matériel technique. Ensuite, il sert d'étape d'acclimatation idéale avant de tenter le Cotopaxi, le Chimborazo ou d'autres volcans équatoriens : la montée éprouve l'organisme à l'altitude sans nécessiter d'engagement de plusieurs jours. Enfin, le site combine paysages de páramo, lacs de caldeira et panoramas sur les sommets environnants, dans une ambiance qui rappelle, certains matins, les highlands écossais sous une couverture nuageuse.
Le complexe est placé sous protection du gouvernement local depuis 2008, ce qui a permis de préserver la végétation et la faune d'altitude.
Que voir et que faire
Les trois lacs de Mojanda
La lagune Mojanda est une caldeira perchée à plus de 3 720 m, qui abrite trois lacs distincts :
- Lac Karikucha (« lac mâle » en kichwa) : le plus grand des trois, accessible directement depuis le parking principal.
- Lac Yanakucha (« lagune noire ») : aux eaux sombres, souvent considéré comme le plus photogénique du site.
- Lac Warmikucha (« lagon des femmes ») : le plus petit, à l'écart des sentiers principaux.
L'ascension du sommet
Depuis le bord de la lagune Karikucha, un sentier remonte la pente du Fuya Fuya jusqu'à son sommet. La montée alterne passages herbeux et portions plus raides, parfois glissantes par temps humide. Le panorama, par temps clair, ouvre sur le Cayambe, le Cotacachi et l'Imbabura.
Le páramo et la faune
Le site est entièrement recouvert de végétation de páramo : prairies d'altitude, punas, steppes d'altitude aux touffes d'herbes jaunies, petits cactus. Cet écosystème abrite des oiseaux d'altitude (caracaras, colibris andins) et, plus discrètement, des renards des Andes.
Informations pratiques
- Altitude : départ à environ 3 720 m, sommet aux alentours de 4 260 m.
- Durée de la randonnée : comptez 3 à 4 heures aller-retour depuis le parking de la lagune.
- Difficulté : modérée sur le plan technique, plus exigeante en raison de l'altitude. Une acclimatation préalable de 1 à 2 jours à Quito ou Otavalo est recommandée.
- Équipement : chaussures de randonnée, coupe-vent, couches chaudes, protection solaire, eau et en-cas. La météo change rapidement.
- Guide : non obligatoire, mais utile pour les marcheurs peu habitués à l'altitude ou par temps brumeux.
- Camping : possible aux abords des lagunes. Certains emplacements sont payants et peuvent être réservés à l'avance ; ailleurs, il suffit de trouver un terrain stable.
Quand y aller
La saison sèche dans les Andes équatoriennes s'étend approximativement de juin à septembre, avec un second créneau plus court vers décembre-janvier. Ce sont les meilleures fenêtres pour espérer un sommet dégagé. En arrivant tôt le matin, vous augmentez vos chances d'éviter la brume : les sommets se couvrent souvent de nuages en milieu de journée. À l'inverse, la fin d'après-midi peut offrir de belles lumières sur les lacs, à condition de redescendre avant la nuit.
Les températures au sommet restent fraîches toute l'année (souvent entre 0 et 10 °C), avec un vent marqué.
Comment s'y rendre
Depuis Otavalo, suivez la Panaméricaine en direction de Tabacundo, puis sortez à hauteur de la rue Sucre. Après une jonction en Y, prenez la route vers l'ouest, qui monte progressivement jusqu'à la lagune Mojanda. La piste devient cahoteuse sur les derniers kilomètres : un véhicule 4x4 est recommandé, surtout par temps humide.
Sans véhicule, des taxis ou camionetas peuvent être affrétés à Otavalo pour la journée, avec attente sur place. Comptez environ 45 minutes à 1 heure de trajet depuis la ville.
À combiner dans la région
La région d'Otavalo se prête à plusieurs jours d'exploration. À proximité, vous pouvez prolonger la visite par :
- La lagune de Cuicocha, autre caldeira spectaculaire au pied du Cotacachi.
- Le marché artisanal d'Otavalo, l'un des plus réputés des Andes, idéal le samedi matin.
- La cascade San Rafael, plus à l'est, pour qui descend vers l'Amazonie.
- Quito et son centre historique, dont l'église de la Compagnie, à environ deux heures de route.
Questions fréquentes
Questions fréquentes
Techniquement, elle reste accessible : pas d'escalade ni de matériel spécialisé. La principale difficulté tient à l'altitude (plus de 4 200 m au sommet), qui ralentit la respiration et la marche. Une acclimatation préalable et un rythme lent suffisent à la plupart des marcheurs en bonne santé.
Non, le sentier est globalement bien tracé depuis la lagune. Un guide reste recommandé si vous êtes peu habitué à l'altitude, si la visibilité est mauvaise, ou pour profiter d'explications sur le páramo et la géologie du site.
C'est jouable mais chargé : les deux sites se trouvent à plus de 3 000 m, et l'enchaînement laisse peu de temps à chacun. Il est plus confortable de consacrer une journée à Mojanda et une autre à Cuicocha, en logeant à Otavalo.
Oui, c'est l'un de ses usages les plus courants. Atteindre 4 200 m sans difficulté technique permet de tester sa réaction à l'altitude avant d'engager une ascension plus exigeante.
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