Alausi

Alausi

Alausi

·

Petite ville andine perchée à 2 340 m, Alausi est célèbre pour son train Nariz del Diablo, son centre colonial et sa proximité avec les ruines d'Ingapirca.

Nichée à 2 340 m d'altitude au bord de la gorge du Rio Chanchan, Alausi est une petite ville pittoresque, charmante et très calme, célèbre pour ses vieux trains et sa ligne ferroviaire Nariz del Diablo (le « nez du diable »). À 63 km au sud de Riobamba, ce joyau de la province de Chimborazo conjugue architecture coloniale centenaire, panoramas andins et patrimoine ferroviaire vertigineux. Une halte authentique sur la route Panaméricaine, idéale pour ralentir et toucher du doigt l'Équateur d'avant le tourisme de masse.

Alausi en bref

Info pratiqueDétail
Pays / ProvinceÉquateur, province de Chimborazo
Altitude2 340 m
Population≈ 44 000 habitants
Distance Riobamba63 km (≈ 2 h)
Distance Quito≈ 5 h par la Panaméricaine
ClimatOcéanique frais, ≈ 15 °C toute l'année
Saison idéale22 juin – 2 juillet (Carnaval de San Pedro)
IncontournableTrain Nariz del Diablo
Durée conseillée1 à 2 jours

Pourquoi visiter Alausi ?

Loin des circuits classiques Quito-Cuenca-Galápagos, Alausi attire les voyageurs curieux d'une autre Équateur : celle des trains andins, des balcons en bois patinés et des fêtes patronales. La ville sert de point de départ à la descente ferroviaire la plus spectaculaire du pays et donne accès, à moins de deux heures, aux ruines incas d'Ingapirca. C'est aussi une étape calme entre Riobamba et Cuenca, parfaite pour casser un long trajet en bus et dormir au pied des Andes.

Visiter Alausi, c'est choisir une expérience à taille humaine : peu de touristes, prix doux, accueil direct et paysages qui basculent en quelques kilomètres de la sierra à la jungle.

Un peu d'histoire

Durant la conquête espagnole de l'Équateur, Alausi fut nommée San Pedro de Alausi par San Sebastian de Belalcazar. Plus tard, Benalcazar simplifia le nom en « Alausi ». L'histoire politique de la ville est étroitement liée à celle de Quito : dès la création du gouvernement quiténien, Alausi y était rattachée comme entité administrative.

En 1810, lors du mouvement d'indépendance de la ville de Quito, Alausi reconnut tout de suite le nouveau gouvernement et nomma comme porte parole et membre de la Junte le capitaine José Antonio Ponton. Cet engagement précoce vaut aujourd'hui à la ville une place particulière dans le récit national équatorien.

La construction de la voie ferrée Trans-Andean au tournant du XXᵉ siècle bouleverse Alausi : la ville devient un nœud stratégique entre la côte et les montagnes, et son centre se densifie autour de la gare, encore debout aujourd'hui.

Les incontournables d'Alausi

Le train Nariz del Diablo

La ville d'Alausi est le point de départ de la section ferroviaire Nariz del Diablo ou le nez du diable. Cette partie de la ligne Trans-Andean doit son nom à la forme de la montagne, qui ressemble à un gros nez émergeant de la terre. En raison des milliers de travailleurs décédés pendant sa construction, les habitants de la région pensaient que cette voie ferrée était maudite — d'où le surnom donné au tronçon.

Le train descend en zigzag un dénivelé de 500 m grâce à un système de marche arrière unique au monde, jusqu'à la station de Sibambe. À l'arrivée, un spectacle de danse traditionnelle accueille les voyageurs et le musée Pununa Condor retrace l'épopée des cheminots.

  • Durée : ≈ 2 h 30 aller-retour
  • Tarif indicatif : 30-40 USD selon la saison
  • Départs : généralement le matin, plusieurs jours par semaine
  • Réservation : conseillée à l'avance, le service est régulièrement suspendu pour maintenance — vérifier l'état de la ligne avant de partir

Le centre historique et la gare

Avec leurs vieux balcons en bois, les bâtiments qui bordent les rues étroites le long du flanc de la montagne témoignent d'une architecture vieille de plus de cent ans. La gare d'Alausi, encore en activité, est le bâtiment le plus photographié : elle concentre l'âme ferroviaire de la ville. Comptez une à deux heures pour parcourir le centre à pied.

Le monument de Saint Pierre

Saint patron de la ville, Saint Pierre veille sur Alausi depuis la colline de Loma de Lluglli. Cette statue colossale, signée de l'artiste équatorien Eddie Crespo, est visible depuis presque tous les points de la ville. La montée jusqu'au pied du monument offre l'un des plus beaux panoramas sur la vallée du Rio Chanchan, surtout en fin de journée.

Les ruines d'Ingapirca

Perchées à plus de 3 200 m d'altitude sur un plateau qui domine la région, les ruines d'Ingapirca forment les plus importantes ruines d'Équateur. Elles constituent l'unique témoin majeur de la culture inca dans le pays et restent un lieu de culte pour les communautés locales. Le temple du Soleil et les anciens appartements des prêtres et de l'empereur, récemment restaurés, méritent à eux seuls la visite. Comptez 2 à 3 heures de route depuis Alausi.

Le carnaval de San Pedro

Le meilleur moment pour visiter la ville se situe entre le 22 juin et le 2 juillet. À cette période, Alausi célèbre son saint patron à travers un festival traditionnel mêlant défilés de danse, musique andine, folklore et processions. Témoin de l'influence de la culture espagnole en Amérique du sud depuis l'époque coloniale, la fête attire voyageurs équatoriens et internationaux. Réservez votre hébergement plusieurs semaines à l'avance, l'offre étant limitée.

Où dormir à Alausi ?

L'offre d'hébergement reste modeste mais suffisante pour un séjour d'une à deux nuits. Trois grandes options s'offrent à vous selon votre budget.

  • Guesthouses et hostales (15-30 € la nuit) : petites pensions familiales du centre, chambres simples, accueil chaleureux. Idéal pour les voyageurs en sac à dos ou en transit avant le train.
  • Boutique-hôtels (60-120 € la nuit) : maisons coloniales rénovées avec patio intérieur, restaurant et vue sur la vallée. Le bon compromis confort-authenticité.
  • Lodges haut-de-gamme (150 € et +) : à chercher du côté des haciendas historiques de la province de Chimborazo, à 30-60 minutes de route. Décor d'époque, table soignée, excursions privées.

Réservez en amont si votre passage tombe pendant le carnaval de San Pedro ou un week-end férié.

Climat et meilleure saison pour visiter

Située à 2 340 m d'altitude, Alausi bénéficie d'un climat océanique chaud sans saison sèche. Les précipitations atteignent en moyenne 553 mm par an et les températures varient peu : autour de 15 °C toute l'année, avec des nuits fraîches.

  • Juin à septembre : période la plus sèche et la plus lumineuse, idéale pour le train et les randonnées. C'est aussi la saison du carnaval (fin juin).
  • Octobre à mai : pluies plus fréquentes, paysages très verts, moins de monde. Vérifiez l'état des routes après de gros épisodes pluvieux.
  • Décembre : mois le plus frais, prévoyez une polaire pour le soir.

Côté valise : couches superposables, coupe-vent imperméable, bonnes chaussures fermées, lunettes de soleil et crème solaire indice élevé (l'altitude trompe vite la peau).

Comment se rendre à Alausi ?

Suivant l'autoroute Panaméricaine du sud, il faut compter environ 5 heures depuis Quito et 2 heures depuis Riobamba pour se rendre à Alausi.

En bus

La ville d'Alausi est desservie par un réseau de bus qui la relie à de nombreuses destinations équatoriennes. Sa gare routière se situe à l'extrémité nord de la rue 5 de Junio, l'avenue principale. Pour les villes les plus fréquentées (Quito, Cuenca, Guayaquil, Riobamba), les horaires de départ sont fixes et réguliers, avec plusieurs rotations par jour. Compter 4 à 6 USD depuis Riobamba.

En voiture

La Panaméricaine (E35) traverse la région et facilite l'arrivée depuis Quito, Riobamba ou Cuenca. Conduite prudente recommandée : virages serrés, brouillard fréquent en altitude, troupeaux qui traversent.

En train depuis Riobamba

Selon l'état du réseau, des trains touristiques relient parfois Riobamba à Alausi en demi-journée. Renseignez-vous sur place avant de prévoir cette option, le service ayant connu de nombreuses interruptions ces dernières années.

Les conseils de notre expert local

Notre expert local de l'agence partage ses recommandations pour profiter d'Alausi sans mauvaise surprise :

  • Vérifiez l'état du train avant de réserver votre voyage : la Nariz del Diablo a connu plusieurs suspensions. Un appel ou un mail à l'office de tourisme local évite la déception.
  • Arrivez la veille : les départs ont lieu tôt le matin, mieux vaut dormir sur place plutôt que de rouler de nuit depuis Riobamba.
  • Combinez Alausi et Ingapirca sur deux jours : c'est l'itinéraire le plus cohérent pour rentabiliser le détour.
  • Mangez au marché central : soupes de quinoa, llapingachos et hornado pour quelques dollars, dans une ambiance 100 % locale.
  • Acclimatation : si vous arrivez de la côte, prévoyez 24 h de pause à 2 000 m avant les efforts en altitude.

Alausi, c'est pour qui ?

  • Voyageurs curieux d'histoire : architecture coloniale, patrimoine ferroviaire et ruines incas à portée.
  • Amateurs de trains mythiques : la Nariz del Diablo figure parmi les voies ferrées les plus singulières au monde.
  • Voyageurs slow : ceux qui veulent une étape calme entre Riobamba et Cuenca, loin des foules.
  • Photographes : balcons en bois, brumes andines et statue de Saint Pierre offrent une matière dense.
  • Voyageurs en famille : la balade en train séduit petits et grands, sans difficulté physique.

Cette destination convient moins aux voyageurs en quête de vie nocturne, de plages ou de grand confort hôtelier — pour cela, mieux vaut viser Cuenca ou la côte.

Questions fréquentes sur Alausi

?

Questions fréquentes

Le service a connu plusieurs suspensions ces dernières années pour des raisons d'entretien et de financement. Vérifiez son statut auprès de l'office de tourisme local ou des opérateurs équatoriens avant de bloquer vos dates, l'information évolue régulièrement.

Quand le service est actif, le tarif tourne autour de 30 à 40 USD pour l'aller-retour Alausi-Sibambe, spectacle de danse et accès au musée Pununa Condor inclus.

Une journée suffit pour le centre historique et le train. Comptez deux jours si vous ajoutez Ingapirca ou si votre passage tombe pendant le carnaval de San Pedro.

Le bus est l'option la plus simple : environ 2 heures par la Panaméricaine, plusieurs départs par jour, pour 4 à 6 USD. La voiture privée demande un temps similaire.

À 2 340 m, Alausi reste accessible à la plupart des voyageurs. Les ruines d'Ingapirca, à 3 200 m, demandent en revanche une bonne acclimatation. Buvez beaucoup d'eau et évitez les efforts intenses dès l'arrivée.

Juin à septembre offrent le ciel le plus dégagé. La période du 22 juin au 2 juillet, qui correspond au carnaval de San Pedro, conjugue beau temps et fête locale.

Envie de découvrir cette destination ?

Nos conseillers locaux créent votre voyage sur mesure.