Parc National Yasuni en Amazonie

Hot spot de biodiversité mondialement connu, le parc national de Yasuni constitue une étape obligée lors d’un voyage aventureux en Équateur. Lové dans la jungle amazonienne, il réserve une expérience mémorable aux amateurs de randonnée, de course en kayak ou de camping et comblera les touristes en quête d’un safari grandeur nature. Zoom sur ce célèbre parc qui fait l’objet de toutes les convoitises, mais menacé de plus en plus par l’exploitation pétrolière.

Histoire du parc de Yasuni

Le parc Yasuni abrite la réserve naturelle la plus diversifiée au monde. Le territoire actuel du parc était l’un des habitats naturels du Pléistocène, durant lequel des changements climatiques drastiques se sont produits (glaciations, alternance de climats humides et secs…). Cela favorisa le développement de certaines jungles amazoniennes (comme les « îles de végétation »). Celles-ci ont servi de refuge à de nombreuses espèces animales et végétales.

Ce parc a été créé pour préserver le mode de vie des Huaorani et l’exceptionnelle biodiversité de la réserve. Les Waorani ou Huaorani, selon la prononciation, sont un peuple indigène en Equateur qui vit de la chasse, de la cueillette et des produits de la pêche comme moyens de subsistance.

Dans les années 60-70, plusieurs peuples ont dénoncé le non-respect de la nature et des personnes. En 1968, face aux dommages environnementaux causés par les compagnies pétrolières, une réserve ethnique est fondée, permettant ainsi aux Huaorani de continuer à défendre leur liberté et leur culture.

Le parc national de Yasuni fut officiellement fondé le 26 juillet 1979. Faisant partie des 44 zones protégées de l’Équateur, ce parc est déclaré, « réserve de biosphère » par l’UNESCO en 1989 pour la diversité de ses écosystèmes. Constituée essentiellement de sols rouges argileux, cette réserve est extrêmement riche en gisement pétrolier, faisant d’elle une zone menacée par l’exploitation pétrolière.

En 1990, le gouvernement équatorien a étendu vers l'est laréserve ethnique Waorani, la portant ainsi à 6 100 km 2. De plus, une grande partie du parc national de Yasuní a été concédée à la réserve Waorani, dont la vallée du rio Yasun. Cette zone permet d’accéder plus facilement à la majeure partie des gisements de pétrole. Pour compenser la perte de surface du parc, celui-ci fut doté d’un territoire supplémentaire au sud-est. C’est en 1992, après avoir été encore agrandi, que le parc atteint une superficie de 10 227 km2.

Il faut attendre 2006 pour qu’une partie du parc soit déclarée « zone protégée ». En 2007, le président Rafael Correa lança le projet Yasuni-ITT. Pour l'Equateur, ce projet représente l’espoir de vivre différemment sans le joug continu des compagnies pétrolières.

Le parc de Yasuni aujourd’hui

Faisant partie de la forêt dense amazonienne, le parc national de Yasuni, est établi dans les provinces d’Orellana et de Pastaza, au nord-est de l’Équateur. Sa constitution topographique est relativement douce. Son relief, légèrement vallonné, est ponctué de grandes plaines marécageuses, de zones forestières et de plaines alluviales.

La région où se trouve cette réserve est traversée par lesrivières de Pastaza et Napo. Ces dernières constituent les deux principaux systèmes fluviaux de la partie nord-est de l’Équateur. Aujourd’hui, les communautés Huaoranis occupent cette zone. Par conséquent, le parc de Yanusi constitue une étape incontournable pour ceux désirant faire de l’écotourisme communautaire en Équateur.

Le parc de Yasuni et son exceptionnelle biodiversité

Au cœur de la province de Pastaza, à l’est de l’Equateur, le parc national de Yasuni est un livre de zoologie à ciel ouvert qui vous révèlera les trésors de la jungle amazonienne.

Ce parc abrite sur 16 000 km² de superficie, une biodiversité parmi les plus riches au monde d’après les botanistes et les ethnobotanistes. D’ailleurs, il constitue la plus grande aire protégée de l’Equateur.

La totalité de la flore du parc n’a pas encore fait l’objet d’un inventaire précis. Toutefois, d’après les estimations, plus de 4 000 espèces d’arbres et de plantes à fleurs y sont recensées. La végétation est exploitée par des peuples autochtones pour pallier le déficit de la production agricole durant les périodes de sècheresse.

Le règne végétal est d’une richesse exceptionnelle, presque inégalée. Elle est constituée par des forêts primaires humides et de plusieurs plantes utiles aux populations riveraines (médicinales, comestibles, ornementales ou sources de fibres végétales, comme la résine, le bois…). Le parc abrite également des bryophytes, des champignons, des algues, des lichens et des bactéries photosynthétiques.

Aussi, pour la population habitant dans la zone, le parc constitue un réservoir de ressources génétiques. L’inventaire de la faune sur le parc, non exhaustif, révèle la présence d’environ 200 espèces de mammifères, 111 espèces d’amphibiens, 610 oiseaux, 268 poissons et 107 reptiles . Le parc renferme également environ 51 espèces endémiques confirmées, dont certaines sont extrêmement rares, voire menacées.

Sur les milliers de kilomètres carrés que compte le parc, diverses espèces rares vivent en liberté. Lors de votre passage, vous apercevrez des alligators, des dauphins roses, des singes hurleurs rouges, des tortues, des serpents, des mangoustes, des perroquets. Les chauves-souris, les jaguars, les tatous, les loutres géantes ou le minuscule ouistiti pygmée se disputeront vos prises photographiques.

Concernant les sols de la réserve, ils sont constitués, pour la majorité d’entre eux, de sols rouges argileux, faiblement humiques. Les zones de marais et la partie orientale du parc sont occupées par des gleys faiblement humidifiés.

En tout et pour tout, le parc Yanusi regroupe à lui seul plus d'espèces d'arbres que les États-Unis et le Canada rassemblés. Il réunit plus d'espèces d'oiseaux et de mammifères que partout ailleurs dans le monde, mais aussi plus d'amphibiens que l’ensemble de l'Europe… Tout cela est dû à la haute stabilité écologique de la zone au fil des siècles.

Malheureusement, ce paradis naturel ne doit pas uniquement sa renommée à sa biodiversité, notamment avec ses sous-sols regorgeant de pétrole. Cet or noir représente aujourd'hui une grande partie de la richesse de l’Equateur. Le gouvernement équatorien a décidé, en 2013, d'autoriser l'exploitation du pétrole dans la réserve de Yasuni, mettant ainsi en danger cette stabilité écologique.

Le parc de Yasuni, propice aux excursions

Le parc national de Yasuni constitue un sanctuaire naturel de la biodiversité équatorienne. Des excursions dans cette zone protégée vous réserveront à coup sûr des moments mémorables au cœur de la jungle équatoriale. Une végétation verdoyante, des lacs au cœur d’une forêt primaire, des lagunes, plusieurs rivières, des villages pittoresques, des espèces végétales et animales endémiques… se découvrent au fil des randonnées. D’ailleurs, le parc joue un rôle majeur dans la préservation des ressources génétiques, tout en garantissant un équilibre harmonieux entre l’homme et la nature.

Les excursions durent en moyenne entre 2 et 3 jours. Elles sont ponctuées par une pléiade d’animations et d’activités. Pour avoir une vue d’ensemble de la faune et flore de cette réserve, une excursion en canoë-kayak le long des canaux d’eau noire est absolument indispensable. Des randonnées à pied dans la jungle, des expéditions nocturnes, l’observation des perroquets et la visite du centre culturel de Napo seront également au menu.

Certaines lodges proposeront aussi de voir les différentes espèces d’oiseaux comme les toucans, l’ara et autres volatils colorés. Le circuit peut être combiné avec une balade vers les lagunes d’Anango, Jatuncocha, Panacocha et Garzacocha, et pourquoi pas poursuivre jusqu’à la rivière Tiputini. Vous pouvez également intégrer dans votre circuit-nature la visite de la station de recherche de l'Université catholique PUCE.

Le climat au sein de la réserve naturelle de Yasuni

Culminant entre 200 et 350 m d’altitude, la réserve de biosphère de Yasuni jouit d’un climat extrêmement humide. Annuellement, les températures extrêmes oscillent entre 15 °C et 38 °C, avec des précipitations totales de 2 425 mm à 3 145 mm. L’hygrométrie dans la réserve est très élevée, soit 88 % en moyenne.

Par conséquent, il pleut tout au long de l’année, avec généralement des averses en fin de journée. Il est extrêmement rare qu’il ne pleuve pas pendant plus de 10 jours successifs dans le parc Yanusi. C'est pourquoi certaines zones de la forêt restent en permanence inondées. En revanche, la réserve connaît une période moins humide entre août et février. C’est la meilleure période pour y programmer des excursions.

Comment se rendre au parc de Yasuni ?

Depuis Coca ou Puerto Misahualli, il est très facile derejoindre le parc national de Yasuni en naviguant en pirogue sur la rivière Napo.

Pour aller de Quito, la capitale équatorienne, jusqu’au parc de Yanusi, sans voiture, vous devez prendre un bus, puis un ferry. Le voyage dure 15 h 46 min, pour une distance de 317 km.

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